2020 est l'année la plus chaude jamais enregistrée pour la Belgique, et la troisième pour l'ensemble de la planète. La décennie 2011-2020 a aussi battu le précédent record du monde!
Anomalies de températures 2020 pour la Belgique

La Belgique trop chaude de 1,6°C en 2020

En 2020, la température moyenne à Uccle a été de 12,2 °C, selon le bilan annuel de l’Institut royal météorologique (IRM), soit 1,6°C au-dessus de la normale. Il s’agit d’un record absolu depuis 1833, et de  la première fois que la température moyenne dépasse les 12 °C. La température la plus élevée, 38,2 °C, a été mesurée à Pecq le 31 juillet. A noter que la Belgique se réchauffe plus vite que le reste de la planète: 1,6°C au lieu de 1,2°C "seulement".

A quelque chose, malheur est bon... 

Si ceci est bien sûr inquiétant, il faut quand même noter que la météo a été bénéfique pour les énergies renouvelables, avec des vents et un ensoleillement records. Avec une durée totale d’ensoleillement en 2020 de 1.839 heures, c'est  la 4e année la plus ensoleillée depuis 1981, soit 19% au-dessus de la moyenne. La Belgique a produit 20,4% de son électricité grâce au renouvelable en 2020 (2% solaire, 15% éolien, plus l'incinération de  biomasse et un peu d'hydroélectrique).

La planète surchauffe, c'est confirmé

Le changement climatique a continué sa progression inexorable pendant l’année 2020, qui est en passe de devenir l’une des trois années les plus chaudes jamais constatées. La décennie 2011-2020 sera la plus chaude jamais observée et les six années écoulées depuis 2015 sont les plus chaudes qui ont été enregistrées, d’après l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

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C'est surtout au pôle nord que ça se passe

Comme presque toute l'année 2020, en ce 2 janvier 2021, toute la zone arctique est nettement plus chaude qu'elle ne devrait l'être statistiquement. Ceci explique la moindre couverture de glace et la forte libération du méthane coincé dans le permafrost sibérien.

Toujours plus de gaz à effet de serre dans l'atmosphère

Toujours selon le rapport du WMO, malgré le confinement lié à la COVID-19, les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre (méthane et CO2) ont continué d’augmenter. La longue durée de vie du CO2 dans l’atmosphère condamne ainsi les générations futures à subir un réchauffement supplémentaire.

Et le niveau des mers ne va pas redescendre

D’après des jeux de données remontant à 1960, le contenu thermique des océans n’a jamais été aussi élevé qu’en 2019. Il apparaît clairement ces dernières décennies que la chaleur est absorbée de plus en plus rapidement. Les océans stockent plus de 90 % de l’énergie excédentaire qui s’accumule dans le système climatique en raison de l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre.

En moyenne, depuis le début de l’année 1993, le rythme moyen mondial d’élévation du niveau de la mer se monte à 3,3 ± 0,3 mm/an. Ce rythme s’est aussi accéléré depuis. La principale cause de cette accélération est la perte accrue de masse glaciaire des inlandsis.

Références : WMO =World Meteorological Organization ( version Anglaise),OMM=Organisation Météorologique Mondiale  (version Française).