La Belgique est classée quatrième au monde en éolien offshore (au large des côtes). Nos éoliennes en mer fournissent de quoi alimenter la moitié des habitations privées du pays. Mais la Belgique a besoin de s'interconnecter pour sa sécurité d'approvisionnement. Et c'est en route!

Les avantages de l'interconnexion

Les interconnexions électriques internationales sont le support des transactions commerciales transfrontalières et favorisent l’exploitation efficace des moyens de production de l’ensemble des pays européens. Elles permettent notamment :

  • de développer la concurrence sur les marchés nationaux ;
  • de bénéficier de la complémentarité de la demande et des parcs de production ;
  • de pallier la variabilité des énergies renouvelables intermittentes (éolien et photovoltaïque) par le foisonnement et de réduire les coûts liés à leur intégration en mutualisant les réserves et les sources de flexibilité ;
  • de faciliter l’opération des réseaux par la mise en œuvre d’une assistance mutuelle des gestionnaires de réseaux dans le cas d’une défaillance technique brutale, et d’un réglage commun de la fréquence.

Avant 2030, un nouveau câble entre Danemark et Belgique

Le Danemark est leader mondial en matière d'éoliennes offshore. Bien qu'elle soit aussi un très bon élève, la Belgique bénéficierait énormément d'un câble de 500 kilomètres la reliant au Danemark. Cela lui permettrait d'accéder aux excédents de production verte du Danemark. La particularité du futur câble vers le Danemark est que les parcs éoliens y seront également directement reliés, via une sorte de point nodal, comme l'a confirmé le mois dernier la ministre fédérale Tinne Van der Straeten. Le câble devrait être opérationnel en 2030 au plus tard pour réduire notre dépendance au gaz fossile.

Où sont nos éoliennes en mer?


Source : www.belgianoffshoreplatform.be

Des chiffres

Avec 2260 mégawatts de puissance de production en décembre 2020, la Belgique est le quatrième pays le mieux classé au monde en éolien offshore et elle devrait même atteindre 4400 MW en 2025. Le Danemark a une capacité de production de 5180 MW d'électricité offshore.

En Europe, les pays produisant le plus d'énergie éolienne offshore sont: la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la Belgique et le Danemark. Hors Europe, seule la Chine a plus d'éoliennes en mer que la Belgique.

Et si on refait le classement en puissance installée par habitant, la Belgique se classe même en troisième position .

L'emploi généré par l'éolien en mer est important. On estime que 16.000 emplois auront été créés entre 2010 et 2030 dans ce secteur.

La plus grande ferme d'éoliennes offshore au monde est la zone Hornsea 1, à l'est de l'Angleterre (1218 MW - photo ci-dessous).

 

C'est quoi le foisonnement?

La réduction des fluctuations temporelles de l’intermittence et de la variabilité de la production d’énergie par la multiplication de sources éloignées sont appelées effet de foisonnement. En effet, les fluctuations aléatoires de la production des sources d’énergies « fatales à caractères aléatoire » (c’est-à-dire celles dont la production ne peut être contrôlée et qui dépendent des éléments naturels, comme les fermes éoliennes offshore ou les installations photovoltaïques) sont statistiquement réduites lorsque ces productions sont injectées sur un même réseau électrique maillé. Plus les sources d’énergie sont nombreuses et différentes, plus la puissance moyenne dégagée est lissée.

Les éoliennes sont-elles recyclables?

Les éoliennes et leurs fondations sont recyclables à 90%. Après 25 ans de service, une éolienne est démontée et la plupart des matériaux récupérés servent à en construire de nouvelles. La recherche vise à améliorer encore ce score. Le constructeur Vestas annonce ainsi un recyclage à 100% de ses machines à partir de 2040 (voir ici).

Références : commission française de régulation de l'énergie, Greenpeace Belgique, BelgianOffshorePlatform.